Autorisation de la cigarette électronique

Faut il réglementer la cigarette électronique ? OUI ou NON ?
La cigarette électronique se fait connaître dans le monde, et cela avance de jour en jour mais elle fait également tout un tabac ! Devrait-on autoriser ou non sa consommation et sa libre vente ? Telles sont les grandes questions soulevées à cause de tous les nuages de doutes sur la sureté de ce produit innovant.
La Presse en parle !
Selon la FDA (Food and Drug Administration), la cigarette électronique est considérée comme étant un produit nocif pour la santé et on n’autorise pas encore sa vente au Canada. Et pourtant, ce petit appareil pour vapoter, on en voit partout : dans les films, à la main des acteurs célèbres comme Leonardo Dicaprio ou encore Johnny Depp, dans les publicités aussi. Les people ne semblent pas éprouver la moindre gêne pour s’afficher dans les clichés des paparazzis avec la cigarette électronique en main.
Mais la e-cigarette fait beaucoup plus d’adeptes, autres que les stars Hollywoodiennes et les personnages célèbres. Vieille seulement de quelques années, la cigarette électronique est présentée par de nombreuses marques de fabricants. Cet outil de vapotage intrigue beaucoup de monde : des médecins et des chercheurs des quatre coins du globe en font des tonnes pour soutenir ou bien pour dénigrer ce gadget.
Quoi qu’il en soit, il existe bel et bien des études qui confirment la grande différence entre le niveau de la nocivité de cet appareil et les dangers imminents de la cigarette classique.
L’utilisation de la cigarette électronique permet à un fumeur d’avoir les mêmes sensations qu’avec la cigarette ordinaire à tabac. Ce gadget peut fournir une bonne bouffée de vapeur, avec ou sans nicotine, qui ressemble bien à la fumée d’une vraie cigarette.
Nocif ? Pas efficace ? Les réponses à ces questions sont encore à l’heure actuelle très controversées mais de nombreuses personnes apportent bien des témoignages positifs sur son « efficacité » comme aide au sevrage tabagique. C’est par exemple le cas de Raphy Cohen, un gros fumeur qui, avant la cigarette électronique, a eu une consommation journalière d’un paquet de cigarettes traditionnelles, pendant une quinzaine d’années, et qui, avec l’inhalateur électronique, a vu sa cette ancienne consommation diminuer nettement d’environ un paquet par semaine. Cohen affirme : «Ça fait des années que je veux arrêter et que je n’y arrive pas. Grâce aux cigarettes électroniques, c’est la première fois que j’arrive à contrôler mes envies de fumer».
La cigarette électronique, autorisée ou non, est facile d’accès et en plus, elle revient beaucoup moins chère que les paquets des cigarettes manufacturées sur lesquelles sont clairement écrites toute sortes d’avertissements de santé publique. A Montréal par exemple, il existe bien des centaines de boutiques qui étalent cette marchandise bien en évidence même si la loi y interdit clairement la vente et l’importation. Santé Canada, via son porte-parole, Olivia Caron avance qu’il n’y aurait jamais encore eu aucun test scientifique sur l’innocuité des cigarettes électroniques et c’est pour cela qu’ils n’ont encore reçu aucune « demande formelle d’autorisation de mise en marché pour ce produit ».
La Presse évoque également la saisie de la marchandise de l’entreprise « Zen eCigarette », propriétaire de la marque Zen. (A noter que Raphy Cohen, le fumeur invétéré qui a pu diminuer sa consommation tabagique utilisait cette marque Zen). Le propriétaire de l’entreprise, Mr Vincent Deblois, se plaint : «Ils ont saisi pour 50 000 de Dollars de matériel». Suite à cet événement, la société Zen eCigarette souhaite maintenant obtenir une injonction de la Cour pour que les cigarettes électroniques soient considérées comme de simples inhalateurs de nicotine. D’après cette demande, l’e-cigarette devrait être considérée comme les timbres et des gommes à la nicotine, donc, elles doivent être logiquement autorisées en pharmacie.
De plus, il existe bien des études qui évoquent les aspects positifs de l’utilisation de la cigarette électronique. L’industrie de l’e-cigarette ne baisse pas les bras pour faire changer le cap des autorités réglementaires.
Déjà , très récemment, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac a revu sa position en affirmant qu’ils sont actuellement très ouverts à tout outil qui pourrait aider les gens à arrêter de fumer. « En 2007, nous étions embêtés par l’arrivée de ce produit. Depuis, notre position a évolué», dit Flory Doucas, le porte-parole de l’organisme.
Très récemment, une étude menée par des chercheurs italiens affiliés au Centre de prévention et de traitement du tabagisme de l’Université de Cantania, a également montré un bon résultat sur la diminution de la consommation de nicotine des fumeurs seulement au bout de 6 mois d’utilisation de la cigarette électronique. La proportion était de 20 fumeurs sur 40, c’est-à -dire 50% de réussite. Le Docteur Gaston Ostiguy, directeur de la clinique d’abandon du tabagisme du CUSM et pneumologue à l’Institut thoracique de Mo réagit en disant : «Ce sont des résultats très intéressants, mais qui méritent d’être approfondis». «Théoriquement, la cigarette électronique ne peut pas être pire que la cigarette conventionnelle, qui contient 400 produits néfastes. Moi, les gens qui utilisent la cigarette électronique et qui viennent me voir pour arrêter de fumer, je ne les empêche pas de continuer à l’utiliser, au contraire. Mais il faut qu’elles aient aussi accès à de l’aide pour arrêter définitivement» ajoute-t-il.
L’avenir de la cigarette électronique ne peut être que prometteur !