La nicotine : qu’en est-il vraiment ?

Quand on parle de tabagisme, le seul vrai coupable qui vient à l’esprit pour la plupart des gens, c’est la nicotine. Les fumeurs, quant à eux, connaissent tout simplement cette substance de son nom ou du fait qu’ils l’ont inhalé quotidiennement. Pourtant, la nicotine est encore très mal connue par la majorité des gens, fumeurs ou non fumeurs.

Il existe plusieurs idées préconçues et des rumeurs qui se propagent sur la grande nocivité de la nicotine. Il y en a qui disent que la nicotine est la substance la plus redoutable dans la cigarette à tabac. D’autres lancent des allégations comme quoi la nicotine serait un dangereux cancérigène. Mais qu’en est-il réellement ?

Certes, en grande quantité, la nicotine peut devenir un poison extrêmement destructeur. Seulement 2 gouttes versées dans l’Å“il d’un chien le tueraient sur le coup. En faible dose, comme dans les patchs, les gommes, la cigarette électronique ou encore tous les autres substituts, elle a un effet stimulant, antidépressif et relaxant. En effet, de nombreuses études scientifiques et des tests en laboratoire ont clairement montré que la nicotine est tout simplement un agent responsable de l’admission et de la fixité de la dépendance au tabac chez un fumeur. A elle seule, la nicotine ne peut en aucun cas être cancérigène. Mais avec la dépendance, les fumeurs inhalent dans la fumée du tabac de plus en plus d’autres substances qui sont vraiment cancérigènes comme les goudrons, les irritants, le monoxyde de carbone, l’ammoniac, métaux lourds, etc… A noter qu’il y en a 4000 en tout ! Jacques Le Houezec un Neuro-Pharmacologue connu affirme que « les risques en cas d’utilisation de substituts nicotiniques au cours d’un sevrage sont insignifiants en comparaison avec les risques associés au tabagisme passé. »

Mais est-ce que cette dépendance à la nicotine n’est-elle pas liée aux maladies générées par le tabagisme ? A priori, cela semble valalable mais quand on sait que la nicotine est tout simplement une substance qui engendre une dépendance, on peut facilement établir le lien : plus un fumeur est dépendant à la nicotine, plus il va absorber tous les autres composants toxiques d’une cigarette à tabac.

Dans ce contexte, la meilleure méthode de sevrage pour un fumeur est donc d’arrêter en priorité la prise des substances cancérigènes avérées, dangereuses pour la santé. La privation brusque de l’organisme en nicotine n’est pas une solution très efficace car les fumeurs savent bien à quel point les symptômes de manque en nicotine peuvent êtres difficiles à supporter. C’est d’ailleurs pour cette raison que les experts et les médecins ont mis en place les substituts nicotiniques. En diminuant progressivement la dose de nicotine reçue par l’organisme, le fumeur repenti va également diminuer les effets du manque. Aujourd’hui, il existe une alternative qui permet à la fois de garder le plaisir de fumer, la satisfaction du besoin en nicotine tout en évitant la prise de toutes les autres saletés contenues dans une vraie cigarette. Il s’agit de la cigarette électronique ou e-cigarette. Ce serait la solution miracle des temps modernes !

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