L’Université de Chicago a lancé une étude sur les cigarettes électroniques

A Chicago, les cigarettes électroniques sont devenues un accessoire inséparable de la vie de tous les jours des personnes qui souhaitent s’affranchir de leur dépendance au tabac. Elles inondent le marché depuis plusieurs années déjà. Les utilisateurs de ce produit ont chacun leurs propres appréhensions quant aux bienfaits qu’elles apportent. Certains estiment qu’elles  n’ont pas d’effet sur la santé ; d’autres par contre le voient comme un moyen de se libérer de la cigarette classique. Le gouvernement américain en place quant à lui veut avoir le cÅ“ur net sur le sujet et a fait appel à des experts pour avoir les réponses à toutes leurs questions.

La e-cigarette attire davantage d’utilisateurs. De plus, on peut s’en procurer facilement que ce soit en ligne ou dans les magasins. Parmi les magasins de cigarettes électroniques dans la ville, figurent entre autres celui situé dans le quartier de Lincoln Park. Lincoln Park est le deuxième plus grand parc des États-Unis après Central Park. L’emplacement du magasin est de ce fait stratégique dans la mesure où l’endroit regorge de nombreux monuments historiques et culturels. Les amateurs de ce nouveau gadget ne pourront être plus que satisfaits. Tout ne dépendra désormais que de leurs besoins spécifiques. En effet, certains utilisateurs ont déjà tout ce qui leur faut et ne font juste que s’approvisionner en e-liquide pour pouvoir continuer à bénéficier des bienfaits de ce gadget révolutionnaire. D’autres par contre sont juste de passage mais sont tout de même disposés explorer toutes les offres proposées. Katie Galan, une employée de la boutique, et elle-même une habituée de la cigarette électronique propose plusieurs menus avec des options diverses. D’après elle, la première chose à faire est de connaître le niveau de nicotine car il s’agit d’un paramètre essentiel dans le choix du produit. Le client doit de ce fait savoir si la cigarette électronique qu’il souhaite obtenir contient un niveau élevé ou non de nicotine. Par la suite, il pourra choisir d’ajouter une touche de saveur parmi la gamme proposée. Par ailleurs, question design et esthétique, le client peut également choisir la couleur du bâton de son e-cigarette c’est-à-dire la partie batterie qui imite les vraies cigarettes. La boutique propose également de fournir  une imitation approximative de la cigarette que le client fume habituellement. Outre cela, elle peut customiser l’e-cigarette pour lui donner un look plus cool et plus dynamique.

Adam Provenzano quant à lui est un adepte de la cigarette électronique. Il utilise maintenant la cigarette électronique depuis presque un an. Il affirme avoir cessé de fumer depuis pendant un laps de temps et avoir repris ses mauvaises habitudes jusqu’à fumer un paquet de cigarettes par jour. Or, selon toujours ses dires, après avoir commencé à utiliser les cigarettes électroniques, il n’a plus du tout fumé de cigarette, ne serait-ce qu’une seule tige. Ce qui est à première vue une bonne chose. Même s’il n’est pas totalement sûr des impacts de ce nouveau produit sur la santé, une chose dont il est tout de même convaincu, c’est qu’il est de loin meilleur que les cigarettes classiques. Mais est-ce exact ? Qu’en est-il vraiment dans la réalité ? Telle est la question pour laquelle le gouvernement américain cherche par tous les moyens des réponses étant donné que ce nouveau produit qui séduit beaucoup les américains n’a pas encore fait l’objet de règlementation spécifique par la Food and Drug Administration (FDA) et ce contrairement aux produits du tabac. Toutefois, celle-ci a tout de même prévenu les consommateurs quant aux impacts éventuels de l’usage de ce produit sur la santé. En effet, suite des analyses effectuées à partir d’échantillons de cartouches de nicotine de deux marques leader dans le domaine, il a été constaté que celles-ci contiennent du diéthylène glycol, un produit chimique toxique le plus souvent utilisé dans l’antigel. D’autres échantillons contiennent également des nitrosamines qui sont des substances cancérigènes.

Le 21 Century Smoking figure parmi les boutiques spécialisées dans la vente de cigarettes électroniques, de e-liquides et de tous les accessoires y afférents sur le marché américain. Or, la majorité des nicotines liquides qu’ils vendent viennent de la Chine. Pour plus de transparence, la société a publié la liste des composants des produits qu’ils vendent sur leur site web. Les impacts de la cigarette électronique sur la santé restent toujours au cÅ“ur des débats que ce soit au niveau gouvernemental ou au niveau des chercheurs.

Pour sa part, Robin Mermelstein, chercheur à l’Université de l’Illinois à Chicago ainsi que son équipe ont estimé qu’il était urgent de mener des recherches spécifiques afin d’en connaitre davantage sur les cigarettes électroniques qui tendent de plus en plus à devenir populaire. Il est à noter que l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC) fait partie des universités de recherche de pointe aux Etats-Unis. Outre cela, elle est également la plus prestigieuse université de Chicago avec à son actif 27.500 étudiants, 12.000 professeurs et employés, 15 collèges et centre médical public majeur de l’Etat. Une des caractéristiques principale de l’UIC est son engagement par l’intermédiaire de ses enseignants, élèves et personnel avec la société civile de Chicago dans la mise en Å“uvre et la réalisation de nombreux programmes ayant pour objectif d’améliorer la qualité de vie de la population vivant dans les régions métropolitaines du monde entier. Les recherches effectuées sont surtout d’ordre psychologique et visent à expliquer plus particulièrement le comportement des utilisateurs et leur appréhension par rapport au produit. Pour ce faire, ils ont obtenu une subvention fédérale d’une valeur de 2,3 millions de dollars afin de mieux connaitre la manière dont les jeunes adultes utilisent les cigarettes électroniques pour substituer le tabac

Comment les jeunes adultes perçoivent-ils la cigarette électronique ?

Le choix de la population d’enquête a été motivé par le fait que les jeunes adultes constituent une population vulnérable, c’est-à-dire qui est facilement manipulable. Outre cela, ils constituent la cible idéale pour les compagnies de tabac, dans la mesure où ils sont toujours à la recherche de nouvelles sensations et par conséquent sont plus que disposés à explorer de nouveaux produits et d’en expérimenter tous les paramètres. L’étude s’est surtout focalisée sur les principales motivations et la manière dont les jeunes adultes utilisent ces produits. La question qui se pose est donc de savoir si cela contribue à accroitre encore plus leur dépendance au tabac ou au contraire à la réduire ? De nombreux jeunes adultes et également des personnes âgées estiment que puisque ces produits ne contiennent pas du vrai tabac, ces produits ne peuvent pas être nocifs. Selon Robine Mermelstein, certains croient même que ces produits sont approuvés par le gouvernement. Ce qui n’est pas du tout le cas car puisqu’il s’agit d’appareils sans fumée, ils peuvent par conséquent être utilisés dans des environnements non-fumeurs. De ce fait, aucune règlementation spécifique n’interdit leur utilisation. De plus, ces produits ne portent aucune étiquette de mise en garde par la FDA.
Les chercheurs ont suivi environ 230 jeunes adultes âgés de 18 à 30 ans qui utilisent la e-cigarette. Leur objectif est par conséquent de savoir si les principaux concernés « vapotent » uniquement pour arrêter de fumer ou s’ils s’en servent simultanément avec d’autres excitants comme l’alcool et/ou la drogue. Or d’après le professeur Robine Mermelstein, cela peut probablement rendre encore plus difficile le processus de sevrage et accroit au contraire la dépendance. De ce fait, les recherches devraient être plus axées sur ce point.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *