E-cigarettes : Jean-François Etter donne des recommandations

Actuellement, la cigarette électronique fait un tabac partout dans le monde via internet, les médias et la presse. Tout le monde en parle et avance toutes sortes de propos pour dénigrer ou pour défendre cet appareil fumeux révolutionnaire. Cette fois, c’est un « expert », une personne qualifiée dans le métier qui donne son avis.
Dans son livre, le Maître d’enseignement et de recherche, Responsable du groupe « prévention » à l’Université de Genève, Jean-François Etter n’hésite pas à exprimer son intérêt pour la cigarette électronique.
Voici ce qu’il évoque dans son dernier ouvrage qui a pour titre « La cigarette électronique, une alternative au tabac ».
Il pense tout d’abord que les professionnels de la santé devraient préconiser la cigarette électronique à leurs patients d’une façon plus appropriée. L’innocuité ou la toxicité de la cigarette électronique n’a pas, jusqu’ici fait l’objet d’études sérieuses et approfondies. « La plupart des études disponibles sont de courte durée », ajoute l’auteur. L’expert recommande aux médecins de ne pas conseiller la cigarette électronique pour un novice. Les médecins doivent tenir en compte l’écran de fumée qui subsiste encore au sujet des études scientifiques des réels effets du produit. Pour ces fumeurs qui n’ont pas encore entamé le vapotage, le mieux serait d’utiliser, pour l’instant, les « médicaments approuvés » comme la varénicline, le bupropion ou les substituts nicotiniques. Il est également plus prudent de faire faire au patient une consultation chez un expert tabacologue.
Mais par contre, selon toujours les propos de Jean Jean-François Etter dans son ouvrage, si les patients arrivent chez leur médecin disant que la cigarette électronique représente pour lui une aide positive à sa volonté d’arrêter avec la cigarette classique dont la nocivité est à 200% sûre, le médecin ne devrait pas la lui interdire. « Il est prioritaire de l’aider à arrêter de fumer plutôt que de l’inciter à cesser le vapotage, car l’arrêt du vapotage pourrait le conduire à recommencer à fumer» ajoute l’auteur. Mais quoi qu’il en soit, il faut toujours informer les vapoteurs du flou autour de l’innocuité de la cigarette électronique mais aussi de préciser que quoiqu’il en soit, la cigarette à tabac restera la plus toxique !
L’auteur explique qu’en raison de ce manque de preuve de la non toxicité de la cigarette électronique, c’est dans la logique des choses que les autorités insistent sur l’interdiction de l’utilisation de la cigarette électronique dans les lieux publics, pour l’instant !
L’auteur pense aussi que les politiciens et les autorités ne devraient pas se précipiter dans l’acharnement pour l’interdiction et la réglementation de la cigarette électronique. Vu que la cigarette électronique reste un produit tout nouveau, nécessaire pour plus d’un fumeur pour se débarrasser ou pour diminuer leur consommation de tabac, une sévère réglementation serait un peu exagérée.
A rappeler que le tabagisme fait 60 000 victimes en France. Alors, le fait d’inciter les gens à arrêter l’utilisation de la cigarette électronique équivaudrait à les encourager à reprendre le tabac. Ce qui se passerait dans le cas ou la cigarette électronique serait strictement interdite d’après Jean-François Etter est que « Moins de fumeurs arrêteront et plus de fumeurs mourront »